Une expérience inédite

Fin des années 1980, en pleine guerre entre Israël et le Liban, des chercheurs américains (Horne, Johnson, Alexander, Davies et Chandler) lancèrent, sous le nom de «Projet international pour la paix au Moyen-Orient», une expérience tout à fait inédite. Il s’agissait d’envoyer sur les lieux ravagés par le conflit une équipe de penseurs entraînés à la méditation optimiste, avec pour mission de se réjouir en éprouvant un sentiment de paix… comme si la guerre était déjà finie.

L’idée peut paraître loufoque. Mais cette application à grande échelle de la méthode Coué produisit des résultats si spectaculaires qu’ils furent relatés, analysés, modélisés dans une très sérieuses revue académique internationale : «Journal of Conflict Resolution».

Quel était le comportement demandé à ces observateurs ?

Ne pas juger les belligérants quels qu’ils soient, mais voir le conflit comme étant derrière eux.

Aussi incroyable que cela paraisse, sur tous les lieux de combat traversés par cet escadron de «Casques Roses», la paix dont ils se félicitaient devenait une réalité. Mais dès qu’ils arrêtaient de ressentir la paix, la guerre reprenait le terrain.

«Putain, c’est plus facile de faire la guerre que la paix !» s’est exclamé, à bout de forces, l’un de ces soldats de joie.

Testé à plusieurs reprises

Le résultat était toujours le même : le rêve de paix anticipée l’emportait sur la réalité de la guerre.

Sur la base de ces résultats pratiques, des psychologues et des statisticiens de l’université de Princeton réussirent à définir le nombre de personnes nécessaires pour stopper mentalement une guerre. D’après leur étude, il suffit que la √ de 1% de la population concernée ressente la paix, alors celle-ci deviendra réalité. Sur 1.000.000 d’habitants, il faut donc que 100 personnes projettent le bonheur de l’armistice pour qu’elle finisse par être signée. À l’échelle de la planète, d’après le calcul de Gregg Braden, nous avons besoin en conséquence de 7.746 personnes (en 2007) pour assurer la paix mondiale. Il n’y a pas de limite pour le dépôt des candidatures ni de restriction à l’embauche.

 

Mais alors, pourquoi un tel projet n’a-t-il pas été réactivé ?

Il l’a été. Mais personne n’en parle.

«Moi-même, écrit Didier Van Cauwelaert, j’en ignorais tout jusqu’à ces derniers mois.»

En février 2015, après avoir lu la contribution de Didier Van Cauwelaert au recueil «Nous sommes Charlie, 60 écrivains pour la liberté d’expression»,

deux jeunes lecteurs musulmans lui ont raconté ceci :

Pendant la double prise d’otages perpétrée par les assassins de Charlie Hebdo et le tueur de l’Hyper Cacher de Vincennes, quand toute la France vibrait de rage et d’effroi devant la télé, ils avaient passé une dizaine d’heures à visualiser avec soulagement, à titre préventif, la libération des otages et la mort de ces terroristes qui, à leurs yeux, injuriaient l’Islam par leur folie meurtrière. Ils étaient 38 dans leur banlieue, 38 garçons et filles musulmans, juifs, chrétiens, athées ou sans opinion à avoir choisi cette forme de prière découverte grâce à Gregg Braden via les réseaux sociaux. En référence aux calculs sur le nombre de rêveurs nécessaires pour modifier une réalité, ils s’étaient eux-mêmes baptisés «les racines carrées».

(Extrait du «Nouveau Dictionnaire de l’Impossible» de Didier Van Cauwelaert, éditions J’ai Lu)

Le mouvement «7.000 coeurs pour la paix»

Ce mouvement existe sur Facebook et crée 1x/mois une journée mondiale de méditation pour la paix.

Consulter leur page : https://www.facebook.com/groups/

Amis des 7000 coeurs pour la paix